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J'ai envie de vous dire qu'aujourd'hui, les mots ne m'aiment plus. Je n'arrive plus à écrire, c'est pourtant pas compliqué. On apprends ça quand on est gamin, vous savez le sujet le verbe le complément. J'ai besoin d'en rajouter des tonnes. Sauf que là les tonnes ne viennent plus. Je me sens trahie, je voudrais tordre la gorge aux mots, leur dire que c'est pas possible, moi, on m'abandonne pas. J'ai les reins en compote, mais même eux ils en veulent pas. Je suis plus capable d'aligner quoique ce soit. Même mon corps, il tient plus la route. Je m'agrippe aux rampes des escaliers, j'ai bonne mine, vous aussi vous avez remarquer? Et pourtant je suis en manque de tout. Il faudrait tout reprendre. Oui c'est ça, il faudrait que je réécrive ma vie. C'est encore possible ça? Pour ça il faudrait peut être modifier certains acteurs. Ils commencent à pourrir derrière le radiateur. Si on recommence à zéro, arrachez moi le coeur ou le cerveau. J'ai un problème de ce côté là, jamais résolu. J'ai tendance à faire de ma vie un mélodrame. C'est sympathique à regarder, mais de l'autre côté c'est moi qui morfle. Je suis pas le genre de fille qui met des plombes à vous faire pleurer. Je vis avec les larmes aux yeux constamment. C'est juste un peu encombrant. Je passe la majeure partie de la journée, le nez caché derrière une écharpe, le teint gribouillé. Au final, j'attends pas mieux qu'on m'attrape la main par surprise et puis qu'on m'emmène loin. Il parait que la mer qui cogne contre les rochers la nuit, c'est jolie. Je ne suis pas une petite nature, je n'exagère rien. Si je ne prends aucun risque, c'est bien parce que rien n'est risqué. Si on recommence à zéro, je veux qu'une belle gueule vienne me foutre un coup de poing dans le nez, que ça saigne, bien fort, que je sois défigurée. Et je le regarderai, la bouche ouverte, les dents pleine de sang, avec cette envie de l'éclater à mon tour. On partage tout, c'est décidé. Et si on recommence à zéro, je voudrais qu'il soit sensible et qu'il ait de belles cordes vocales, un sourire brisé et tant qu'à faire, qui me fasse rêver. Moi je demande juste un frisson, un par jour. Je demande juste des soirées dans l'herbe fraîche, je demande juste qu'il chante avec moi. Vous voyez que je suis en manque, c'est pas bien ce que je fais. Il faudrait me frapper, plus fort parce que j'ai du mal à ressentir quoique ce soit ces temps-ci. Merde alors, qu'on m'amène un coeur. J'en peux plus du noir, j'en peux plus d'y croire.


texte by Miss Houna
Your mood is mine
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# Posté le dimanche 16 mars 2008 12:11

mood

mood
Je brise mes rêves mais je ne brise personne
A tout ce que l'on enterre
A ce qui flotte et puis s'envole
Je cours comme un homme

Ni plus vite ni plus gai
Tout juste monocorde
Après celles lasses d'aimer
Les "belles quand même" que l'on pardonne
Je cours comme un homme

Contre mes ports d'attache
Contre mes bris de rêves
Contre l'amour trop lâche quand d'autres traînent

A la foi si crasse
Quand c'est la mort qui opère
Au sourire qu'on arrache
Au silence que l'on paye

Je cours comme un homme

Peut-être qu'un jour sans effort
Il sera si bon d'avoir su
Qu'être plus beau c'est d'être moins fort
La chair est faible et je le suis

Je mens comme un homme

Pour étouffer toutes mes poussières
Pour nettoyer toutes mes peaux mortes
On est tout juste ce qu'on se pardonne

Je mens comme un homme.
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# Posté le dimanche 16 mars 2008 12:01

Amertume quand tu nous tiens

Amertume quand tu nous tiens
C'est l'illusion comique des nouveaux amants. Comme les enfants, ils parlent d'éternité; Comme les mauvais poètes, ils croient à la puissance ce qu'ils disent et comme nous ils se noient dans la plus triste des lachetés : La banalité

# Posté le lundi 19 novembre 2007 13:34

Et Maintenant : tu peux l'écraser !

Et Maintenant : tu peux l'écraser !
Nous y sommes presque et la date parait plus que jamais inéluctable : il faudra chères amies fumeuses, dans moins de deux mois, aller faire le trottoir pour continuer à assouvir vos coupables envies et vous devrez chers amis fumeurs rejoindre vos compagnes d'infortune sur le macadam pour griller sans vergogne ce plaisir coupable !

Loin de nous d'affirmer que le tabac est bon pour la santé et d'ignorer qu'il peut tuer, mais il existe encore tellement de choses permises et largement tolérées qui peuvent tout autant vous faire franchir le "grand pas" plus vite que prévu comme "la connerie" particulièrement répandue dans notre société moderne. Maintenant me direz-vous, si tous les cons doivent sortir pour exercer leur art, il va y avoir foule devant les ministères ... Bon ça c'est fait !

En fait ce qui est particulièrement irritant, davantage que la fumée pour les bronches, c'est qu'on voit apparaitre encore un INTERDIT de plus au nom, ne nous leurrons point, du sempiternel "principe de précaution". Non mais franchement connaissez-vous un seul d'entre vous qui entrait naïvement dans un bar en se disant qu'il y serait géné par la fumée et pensez vous une seconde qu'après le 1 janvier 2008 des hordes de non fumeurs "intégristes" vont se précipiter dans les estaminets? (Nous le souhaiterions sincèrement pour nos amis les patrons de bar, mais il s'agit là d'un rêve qui est depuis fort longtemps ... parti en fumée!)

Qu'ils arrètent les pourfendeurs de libertés, les intégristes de la santé, les écolos à la petite semaine d'emmerder le monde avec des dangers qui n'en sont point : s'ils veulent à tout prix mourir en bonne santé, qu'ils s'exilent sur une île déserte pour respirer leur solitude et bouffer des racines.

C'est vrai, je vous le concède qu'il n'est pas bien de fumer, qu'il est mal de boire, et qu'il est déconseillé de trop bouffer, mais alors que nous reste t'il , Des plaisirs autorisés et aseptisés, seuls devant son plasma à consommer sans modération les conneries de la strarac tout en sirotant le dernier yaourt bio au lait de vache non transgénique en espérant que l'ennui qui , lui, est encore toléré autorisé ne viendra point nous tuer.

Allez donc dire à ces quatre petits vieux, derniers vestiges d'un village, attablés à seize heures comme tous les jours, chez Eugène au seul bistrot du bourg et abattant leurs derniers atouts, d'aller fumer dehors, sous la pluie, la cigarette qu'ils ont mis une demi heure à rouler de leurs mains tremblantes, parce qu'un imbécile qui prendrait le risque d'entrer dans ce bistrot pourrait éventuellement contracter un cancer et mourir avant eux !

Il y a bien entendu des causes indéfendables et celle là en est une, comme tous les plaisirs interdits, mais alors pourquoi les autoriser comme une "liberté sous condition"? Qu'on s'en souvienne, la vraie liberté n'est pas derrière des barreaux, des lois, et des interdits, la vraie liberté commence là où s'arrète celle des autres, sans doute à la porte d'un bar, alors chers amis non fumeurs précipitez vous dans les bars !! ... Hein? Vous n'aimez pas ces endroits non plus? Ha oui j'oubliais, vous n'aimez pas les gens et leur compagnie vous irritent! Ne vous inquiétez pas ça se soigne très bien ... avec un bon psy !

Bon moi je vous laisse, il faut que je sorte! ... Oui oui en griller une et en plus mes amis sont dehors et j'ai peur qu'ils s'ennuient !!!
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# Posté le mardi 13 novembre 2007 16:01